Sous couvert de prévention de la violence, tous les détenteurs d’armes sont mis sous suspicion générale par la motion 25.3897. En (bienvenu ?) effet secondaire, notre armée est diffamée comme « fournisseur d’armes de crime » . Apparemment, le mépris pour l’armée ne constitue pas un obstacle au travail au sein de la Commission de la politique de sécurité du Conseil national, si cela permet de mettre en scène une petite lutte des sexes.
Au Parlement, on parle – mais le véritable enjeu commence lorsque la garantie de propriété est remise en question. En effet, la « révision périodique » proposée risque d’affaiblir ce droit fondamental. La propriété demeure la propriété – sans concession. Dès qu’elle est assujettie à des conditions, elle devient une possession temporaire que l’État peut réguler à sa convenance, à tout moment.
Une fois de plus, on donne l’impression que la police serait démunie face aux risques d’usage abusif des armes en cas de conflit conjugal. Ce n’est évidemment pas le cas. En présence d’indices suffisants, la possibilité existe déjà de saisir les armes, au moins le temps de vérifier les soupçons formulés.
Force est ainsi de constater que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la gauche, visant à réduire le nombre des armes détenues par des particuliers. S’appuyant sur l’Intergroupe parlementaire pour un droit libéral sur les armes (dont elle assume le secrétariat), PROTELL combattra résolument ce nouvel avatar, déjà lorsque cette démarche sera traitée en commission.