Ne touche pas à l’arme d’ordonnance !

Châteaux en l’air de gauche… soutenus par un Conseil fédéral trompé !

La motion de la conseillère nationale Priska Seiler Graf demande de retirer les armes d’ordonnance inutilisées. Elle s’appuie sur une étude qui prétend travailler méthodiquement. Toutefois, les autrices reconnaissent elles-mêmes que « il faut cependant relever que les dossiers sont souvent lacunaires à ce sujet ». Malgré cette faible base de données, elles formulent une recommandation qui n’est pas étayée empiriquement, mais qui relève d’une simple opinion. En d’autres termes : il ne savent pas, mais font semblant et recommandent des mesures à l’aveugle. Certes, le Bureau fédéral pour l’égalité entre femmes et hommes (BFEG) ne lui a pas délibérément  servi cette « passe en profondeur » mais la conseillère nationale infatigable l’accepte volontiers.

Sur ce fondement incertain, elle construit sa motion. Elle érige un véritable château en l’air : beau à distance, un joli mirage dont le Conseil fédéral semble lui aussi s’être laissé tromper.

La politique permet de soumettre des propositions, même des châteaux en l’air. Cela devient toutefois inquiétant lorsque des faits historiques sont ignorés :

  • En 2011, le peuple a décidé que l’arme d’ordonnance (reprise volontairement) pouvait rester à domicile.
  • En 2019, la législation sur les armes a été considérablement renforcée – l’arme d’ordonnance n’a pas été touchée.

Et maintenant, malgré la volonté claire du peuple, une nouvelle motion est déposée, fondée sur des données fragiles et des hypothèses incertaines – et le Conseil fédéral l’approuve même. Il convient donc de lui rappeler quelques principes non négociables :

  1. Garantie de propriété : elle s’applique également aux armes, surtout lorsqu’elles ont été meritées avec un grand engagement pour la défense de notre Pays.
  2. Respect pour l’armée et les citoyens soldats : la motion laisse entendre que l’armée soutiendrait activement des meurtres – c’est une offense envers ceux qui servent.
  3. Respect de la volonté populaire : la volonté du peuple, consulté à plusieurs reprises, est contraignante et ne peut être ignorée.

C’est précisément ces principes que nous rappellerons aux membres de la Commission de la politique de sécurité du Conseil national, qui sera la prochaine instance à traiter cette motion.