Halte à la terreur contre nos PME !

Le 29 octobre, le bâtiment de l’entreprise B&T AG, à Thoune, a été ravagé par un violent incendie. La police privilégie la piste d’un incendie volontaire. Une vidéo présentée comme une revendication laisse penser à une attaque menée par des milieux d’extrême gauche.

Un siège d’entreprise dévasté, des dégâts qui se chiffrent en millions et une série de cambriolages qui se poursuit : les entreprises suisses sont prises pour cible. Le président de PROTELL et conseiller national Walter Gartmann déposera donc, lors de la prochaine session, la motion « Halte à la terreur contre nos PME ! ». Elle demande au Conseil fédéral de faire pression sur la France et d’examiner la création d’un fonds de soutien aux entreprises touchées.

B&T équipe aussi des corps de police suisses. S’attaquer à de telles entreprises, c’est menacer l’approvisionnement de notre police et donc notre sécurité à tous.

Parallèlement, les armureries sont depuis des mois dans le viseur du crime organisé. Selon nos estimations, environ 50 cambriolages et tentatives de cambriolage ont été commis rien que cette année. Ces actes sont majoritairement le fait de réseaux opérant depuis la France.

Notre police accomplit un excellent travail. Il est maintenant temps que les autorités politiques assument leurs responsabilités.

Le Conseil fédéral doit exiger avec fermeté du gouvernement français que ces réseaux soient démantelés. Cela nécessite des engagements concrets et une mise en œuvre vérifiable.

La motion de Walter Gartmann demande :

  • Des pressions au niveau gouvernemental : des discussions avec les ministères français de l’Intérieur et de la Justice sur la lutte contre ces réseaux.
  • Un plan d’action contraignant : des mesures concrètes contre les commanditaires, les recruteurs et les acheteurs, ainsi que contre les structures derrière les attentats liés à l’extrémisme violent présentant des liens avec la France.
  • Des comptes à rendre au Parlement : le Conseil fédéral doit rendre compte des engagements obtenus, des progrès accomplis et des prochaines démarches politiques.
  • L’examen de la création d’un fonds de soutien : les PME touchées doivent pouvoir bénéficier d’un soutien pour les dommages non couverts, les interruptions d’activité et les charges extraordinaires.

La Confédération échoue à sécuriser les frontières – et les PME touchées en paient le prix.

PROTELL exige que la Confédération assume aussi les conséquences économiques de cette défaillance. Un État qui ne remplit pas correctement sa mission de protection doit se demander comment soutenir les entreprises touchées.

Nos entreprises créent des emplois et exercent une activité légale. Elles ont droit à une protection efficace. Le Conseil fédéral doit assumer ses responsabilités.